Bertrand Cesvet, président du conseil et associé principal de Sid Lee, nous parle de l'événement AdWeek's Midnight Seminar auquel il participera à Cannes.

Pouvez-vous mettre en contexte cette soirée?
C’est une sorte de grande discussion, où nous allons parler du rôle qu’a eu Montréal, entre autres, dans l’histoire de Sid Lee.  Nous serons trois; il y aura Paul Lavoie, de Taxi,
Michel De Lauw de Cossette, et moi.

Parler à Cannes, quelle opportunité ça représente pour Sid Lee ou une autre agence montréalaise?
Je trouve super cette vitrine que l’AAPQ nous offre.  Nous serons trois agences qui travaillent sur le plan international. J’aimerais aborder le tout sous l’angle du rôle qu’a joué Montréal dans notre réussite à l’Étranger; démontrer pourquoi c’est une bonne place pour faire ces démarches. Je vais parler, notamment, de notre écosystème créatif important. Chez Sid Lee, le Cirque du Soleil a été un acteur important de notre succès. Les rencontrer nous a donné une crédibilité créative très grande, ainsi que de la mobilité.  Par exemple je n’avais à convaincre personne que nous pouvions travailler à l’international. Nous travaillons pour le Cirque du Soleil, donc nous pouvons travailler partout dans le monde! De plus, le Cirque nous a aidé au niveau du processus de création, plus ouvert, et montré comment utiliser la diversité comme outil important dans la créativité.

Qu’est-ce que les personnes présentes pourront en tirer?
Qui aurait cru un jour qu’Amsterdam deviendrait un point central publicitaire dans le monde? Qui aurait cru que le plus gros bureau de Wieden + Kennedy, après Portland, serait à Amsterdam? Il n’y avait aucune raison d’imaginer cela. Ce que je trouverais intéressant maintenant,  c’est que les grandes agences américaines, ou les indépendants, s’intéressent à Montréal comme terreau fertile pour faire l’acquisition de talents. Quand nous nous sommes installés à Amsterdam, la réponse des Néerlendais a été : « Wow, c’est vraiment cool! » À mon avis, si Wieden + Kennedy ou Crispin Porter,  venaient s’installer à Montréal, ce serait un indice que nous avons réussi à passer le message au niveau de la création au Canada. Quand nous ouvrons un bureau à l’étranger, nous achetons de la distribution et de la proximité avec de nouveaux clients, mais aussi de la proximité à des ressources et des talents. En France, nous y sommes d’abord allés pour la qualité des talents. Maintenant,  ce que nous tentons, c’est de les faire travailler, bien sûr en France, mais aussi à travers le monde. Ça serait intéressant que la même chose puisse arriver en sol québécois.

Cette soirée se tiendra dans le cadre du RDV montréal.ad, qui aura lieu le 21 juin, à 20h30, au 67 la Croisette, sur un toit privé situé entre les hôtels Martinez et Carlton. Pour plus d'informations, cliquez ici.